À Plougasnou, retour de Leon Keer, le Hollandais graffant

Signé Leon Keer, le graff de Primel, représentant avec un réalisme saisissant des jouets dans un emballage qui semble sortir du mur, semble un clin d’œil aux sauveteurs en mer.

Pour le plus grand plaisir des esthètes et amateurs morlaisiens de street art de haute volée, Leon Keer, le « Hollandais graffant » est revenu. Après le Morlaix Graff Tour, en 2020, celui qui élève l’illusion d’optique au rang d’art majeur tenait à participer au Mx Arts Tour 2021.

On rappellera que celui qui a orné, l’an dernier, un immeuble de la Vierge Noire d’un superbe emballage cadeau en trompe-l’œil s’est fait une spécialité de l’anamorphose, en d’autres termes une technique basée sur l’illusion d’optique et la déformation des images.

source: le telegramme / Philippe Monot

W&B Studio - William Baudouin photographie ©


Leon Keer élève l’illusion d’optique au rang d’art majeur

Tout n’est qu’une question d’angle

Tout n’étant qu’une question d’angle de vue, les formes anormales redeviennent normales et… inversement ! N’oublions pas les autres limites qu’il a repoussées, avec son exploration de la réalité augmentée, en d’autres termes la superposition d’images réelles et d’éléments calculés informatiquement. Ça ne vous dit rien ? Mais si, les photos de famille ou les avis de recherche, avec des sujets en perpétuel mouvement, qu’on trouve dans la saga Harry Potter ! Cette année, il a été accueilli dans la commune de Plougasnou, pour une première sortie après des mois de travail en studio, covid oblige. Là, Leon Keer s’est approprié le pignon d’un bâtiment de la rue du Grand-Large, vers la grande plage de Primel.


Maîtrise de la 3D

Grand-Large, plage, de toute évidence, le ton est donné, c’est donc le thème de la mer qui a été retenu par le street artiste. Ainsi, dans un hommage adressé aux sauveteurs en mer, on peut admirer de superbes jouets de plage en forme de bateaux de sauvetage, encore dans leur emballage plastique, accroché à la paroi. Maîtrise de la 3D oblige, les jouets semblent littéralement sortir du mur, ce qu’ont semblé apprécier les badauds, au vu du nombre de pouces en l’air adressés à l’artiste perché dans sa nacelle.